Première fois sur des skis

février 16, 2012 § 7 Commentaires

S’il y a un sport dans lequel je me débrouille pas mal du tout, c’est bien le ski.

Première fois, je devais avoir treize ans, aux Rousses, il y a longtemps, au siècle dernier, il y a… mince, trente-cinq ans.

La neige de l’époque était véritable, pas de canons à neige. De la bonne neige tombée du ciel, sur des stations de première génération.
Pas de skis paraboliques non plus à l’époque, juste chaussés des grosses godasses bien lourdes, super dures à enfiler, et des batons (droits), le tout attaché sur des skis Dynastar blancs et rouges je me souviens très bien. C’était un week-end prolongé avec un groupe du CE de ma maman. Arrivés en autobus dans les chalets avec de multiples lacets pour accéder à la station, où certains déjeuners étaient ressortis sur le sol du bus pour les plus vulnérables. Un de mes copains s’était pété la guibole trente secondes après avoir chaussé ses skis. Ça, c’est fait. Un rapide survol des engins en fibre de verre, pour me rendre compte que – skatteur dans l’âme à l’époque – le ski, c’était presque pareil, de la glisse, de l’équilibre et de la grâce.

L’année suivante, j’ai passé ma première étoile pendant une colo d’une semaine, et quel bonheur de partir en vacances sans ses parents, avec seulement les copains et les monos, pour skier, skier, skier. Une nouvelle sensation de liberté. Doublement même.

Les années suivantes, je suis souvent parti aux Ménuires, et une fois, je suis même parti presque quinze jours… Un orgasme sportif où à l’époque, j’aurais bien troqué des vacances d’été contre un mois de ski à la montagne.

Il y a de ça quelques années, j’ai appris à skier à mon fils. Lui entre mes jambes, et moi en chasse-neige, un peu plus tard, moi devant skiant en marche arrière, et lui devant à se laisser guider, et puis un peu plus tard encore, lui devant tout schuss et moi derrière schuss.

Seul regret, je ne sais plus godiller, car je pratique trop peu depuis des années, et puis…. je n’ai plus 16 ans, je m’en rends compte en réduisant l’allure un peu plus à chaque fois, cherchant peut-être à savourer  la chance de pouvoir skier de temps en temps au soleil, dans l’air vif de la montagne…

La première fois que j’ai rencontré un lecteur de mon blog

février 1, 2012 § 4 Commentaires

Rencontrer des personnes InRealLife  qu’on a connu sur la toile, c’est un peu logique quand on partage et que certaines affinités apparaissent.

On tisse des liens, on désire aller plus loin, partager un moment caféiné, faire une balade, ou juste se voir pour parler. J’ai eu l’occasion de rencontrer du monde, soit grâce à des sorties Flickr (à l’époque où j’avais un compte Flickr), rencontrer des personnes qui sont devenus des amis alors que nous apprécions juste nos blogs respectifs, rencontrer des personnes lors de sorties de bloggeurs, certains sont devenus des amis et des personnes avec qui on échange sur un plan professionnel, rencontrer des photographes, d’autres avec qui je partage encore plus volontiers, car derrière l’écran, il y a des vrais gens.

Le point commun de toutes ces rencontres, c’est qu’elles ont été voulues et organisées de manière réciproque.

Une seule fois, j’ai rencontré par hasard une lectrice de blog, qui me suivait depuis des années, et que je suivais depuis des années, chacun ne sachant pas à quoi l’autre ressemblait, comme souvent sur internet, et qui m’a reconnu dans un contexte amusant (Virginie, son blog http://chezginie.blogspot.com/).

Je venais de rentrer au Club Objectif Image d’Evreux, et forcement dans ce genre de lieu, les échanges fusent. Virginie, qui était rentrée à peu près au même moment, dès la deuxième séance où chacun devait amener des photos sur clés USB, ou confectionnées sous forme de livre-photo, s’exclame en voyant ma signature (une salamandre, que j’appose sur à peu près tout ce que je publie sur la toile).
« Hey, mais tu es le photographe de la salamandre sur la toile, (elle dit mon nom), mais je te connais depuis longtemps, je vais sur ton (tes) blog(s) depuis des années, je suis Ginie de « chez Ginie ».
Eclats de rires, car je pensais bien un jour croiser une personne qui m’aurait lu sur internet, tout en me disant que ce genre de contexte n’arrive qu’aux personnes un peu connues et un peu exposées aux médias.

Et voilà, la seule rencontre impromptue (dont le me souvienne, là, comme ça, à froid). D’où l’intérêt de signer ses photos d’un signe distinctif…

Je suis toujours au Club, Virginie aussi, et on a d’ailleurs presque oublié qu’on s’est connu dans une vie numérique, la vraie vie prenant le pas sur l’écran.

Mon ancien blog : dominiquehermier.blogspot.com
Mon blog actuel : petitscarabee.tumblr.com

Quand on cherche à savoir qui je suis

janvier 28, 2012 § Poster un commentaire

Google a changé ses conditions d’usage du moteur et des comptes hébergés (et exploités) par lui-même. En lisant les Inrocks à l’instant, je découvre que Google a stocké sur mon ordinateur un petit cookie pour m’espionner et tenter de savoir qui je suis.
Décryptage.

Tout d’abord le lien qui permet de consulter comment Google vous perçoit

Voici la copie de se qui ressort chez moi :

Vos catégories
Vous pouvez consulter les centres d’intérêt et les données démographiques déduites associés à votre cookie. Vous pouvez les supprimer ou les modifier à tout moment.
Arts et divertissements – Design et arts visuels – Photographie et arts numériques
Arts et divertissements – Musique et audio – Dance et musique électronique
Arts et divertissements – TV et vidéo – Vidéo en ligne
Informatique et électronique
Informatique et électronique – Électronique grand public – Équipement photo et vidéo – Appareils photo et caméscopes – Appareils photo
Marchés commerciaux et industriels – Défense et industrie aérospatiale – Technologie spatiale
Shopping
Vos données démographiques
Nous déduisons votre âge et votre sexe en fonction des sites Web que vous avez consultés. Vous pouvez supprimer ou modifier ces données à tout moment.
Âge : entre 25 et 34 ans
Sexe : homme
Amusant (et rassurant) de voir que Google se met le doigt dans l’oeil.
Tout d’abord sur l’âge. Il est gentil monsieur Google, en estimant que j’ai entre 25 et 34 ans, se trompe presque d’une génération, je dois avoir l’esprit encore jeune alors à… 49 ans cette année. Ça commence bien.
Ensuite, la partie « shopping », curieusement vide, alors que je commande chaque semaine sur des tas de sites des choses perso, ou pro, sur des sites commerciaux ou des sites de ventes aux enchères.
Là encore, à côté.
Enfin sur les goûts, étonnant de constater que c’est en gros un petit quart de tous les sujets que je cherche sur la toile.
Pas d’erreur sur la photographie, c’est le sujet numéro 1 recherché en ce moment.
Gros oubli sur les 5 ou 6 sujets qui me passionnent au quotidien : le code source, le HTML5 et les CMS / la veille graphique / la littérature, théâtre, blogs BD etc / Les traductions, recherches de synonymes, de citations, d’auteurs etc / la typographie et tout ce qui est lié à la création de logo ou à la calligraphie… et j’en passe.
Outil fort heureusement pas au point, qui aurait pu être flippant sur le principe.

Premier chapardage

janvier 25, 2012 § 8 Commentaires

Ce devait être en sixième.

Un jour, on descend en ville avec notre petite bande de copains. Souvent, on jouait à « t’es cap’ / t’es pas cap ». Ce genre de jeu qui peut vous entraîner sur des chemins glissants ou étonnants.
« T’es cap’ d’embrasser Sylvie sur la bouche ? »
« T’es cap’ de mettre une punaise sur la chaise du prof ? »
Et ce jour-là, le plus téméraire du groupe a dit « t’es cap’ de voler quelque chose dans un magasin ? »
Je me suis fait le plus discret, car je n’avais pas envie de pisser dans ma culotte de trouille. Ce grand malin (et idiot) de la bande faisait les questions et les réponses et dit « Ouais et bien, je suis cap’ MOI, c’est moi le chef de toute façon ». Il est entré dans les Nouvelles Galeries, et nous, on l’attendait sur le pont un peu plus loin.
Il est revenu en sifflottant, et n’a rien dit.  « Alors ? » tous en coeur…
Il a sorti de sa veste une petite boite jaune, une magnifique Dinky Toys. « Ohhhh » On a regardé le trésor bien mal acquis et un des copains lui a dit « Tu vas en faire quoi ? ». Le chapardeur fait rouler la voiture le pont et oh ! la lache des mains. On assiste au désastre volontaire, de faire plonger le jouet dans l’eau.
« T’es bête, pourquoi tu as fait ça ? » Il se met à rire en disant, je m’en fiche, elle est pas à moi.
On a longtemps regardé l’eau claire pour essayer de deviner le jouet posé au fond et ce jour-là, on est revenu peinés et honteux.

Bien plus tard, j’ai appris, adulte, que ce copain a été arrêté plusieurs fois par la police, et qu’il n’a jamais cessé d’agir ainsi.
Porte-t-on dans notre tempérament nos attitudes enfant, tout est-il déjà écrit ? je me suis souvent posé la question plus tard.

Première fois jaloux

décembre 21, 2011 § 5 Commentaires

Un bien curieux sentiment, cette première fois jaloux.

Je devais être en primaire, en CM1 ou CM2, et j’admirais un copain qui avait beaucoup de chance. Il avait un cerveau qui enregistrait bien les cours, il était une perle en sport, et avait de la chance en général. On s’amusait bien, lui, et notre petit groupe de copains à la récré.
Mais un jour, il faut bien l’avouer, cette admiration s’est transformée en jalousie. Un sentiment inconnu jusque là, et qui m’a rendu triste. Ce jour-là, on jouait aux billes sur notre terrain favori au fond de la cour, on avait façonné les mottes de terre, et retiré un peu de gazon pour  obtenir une surface ondulée, avec le fameux trou où les billes devaient rouler. Il dit « oh, ça alors », et il déterre du gazon un jouet, une magnifique Land Rover Dinky Toys vert anglais. Je regardais le trésor avec envie, et ce copain devenait d’un seul coup trop chanceux. Il me dégoutait. Je rêvais le lendemain de moi aussi découvrir avec facilité des objets merveilleux dans le périmètre de l’école, certainement plus pour qu’on m’aime que pour l’objet lui-même. J’ai d’ailleurs arpenté chaque centimètre carré de la cour, sans jamais rien trouver.
Ce sentiment, je l’ai exprimé à ma maman quand elle constatait que j’étais triste à l’idée que certains trouvent des trésors et moi pas. Mon frère m’a d’ailleurs rassuré, en me disant que j’avais de l’or dans les mains. J’avais peut-être de l’or dans les mains, mais mon copain avait trouvé une Land Rover dans la cour. Je lui ai demandé de montrer ses mains et dit à mon frère, toi aussi tu as de l’or dans les mains. T’as vu ? T’as trouvé une Land Rover peut-être ?
Longtemps après cet incident, j’ai su que ce copain avait lui-même enterré la veille avant de que tout le monde parte, sa propre Land Rover dans l’herbe de l’école, pour faire croire le lendemain à un coup de chance exceptionnel. Quel tricheur. Beaucoup lui ont fait le reproche. Son statut s’est donc transformé de « super chanceux » à « vilain tricheur ». Et moi bien content d’être rassuré sur mon manque de chance… Restait à trouver l’or et comprendre la signification de cette phrase…

Ma première montre

décembre 6, 2011 § 11 Commentaires

J’étais enfant, on m’a un jour offert ma première montre.
Un objet rare et coûteux à l’époque, quelque chose de précieux.
J’ai donc porté cette montre, assez fièrement, au poignée. J’ai une belle montreuuux. Nananère.
Il fallait la remonter, pas trop fort, sinon, on prenait un risque. Le risque de casser le ressort.
J’ai donc remonté ma montre chaque soir, consciencieusement.
Un soir, je me suis rendu compte qu’elle ne marchait pas. Je touche le bouton du ressort, qui était encore très dur, ça voulait dire que la montre n’était pas « à sec ». Je remonte un peu le ressort. Elle redémarre. Puis s’arrête. J’en parle à mon père, qui de son oeil aiguisé, décide de regarder ce qui cloche. Il ouvre l’arrière de la montre, pour vérifier si un cheveu ne s’est pas enroulé sur les mini-engrenages, ou si de la poussière ne pouvait gêner… Mais, non. Comme neuve. Cette montre n’a plus jamais marché correctement. Longtemps après, mon père rentre de la ville et me dit que l’objet a été expertisé par un de ses clients horloger. Diagnostic : la montre est parfaite. Je l’ai rangé, en me disant qu’elle ne devait pas m’aimer. Elle fonctionnait à merveille dans le tiroir de mon bureau, mais pas quand elle était au poignée. Etrange…
Quelques mois plus tard, approchant de la majorité, mon père décide de me faire un cadeau. « J’aimerais une montre de gousset » lui dis-je. Cette petite montre qui se porte avec une chaîne, sur un gilet, et qui a un petit capot qui s’ouvre pour consulter l’heure. On m’a offert cette montre rétro un peu plus tard, une très belle montre, neuve, une réplique d’ancienne, en argent. Qui manifestement n’a pas fonctionné longtemps non plus. Pourtant le ressort n’était pas cassé, le mécanisme n’était pas encombré de poussière, l’horloger l’a vérifié deux fois… et il fallait avouer qu’avec moi, elle ne voulait rien savoir, elle s’arrêtait en plein cycle, et quand elle était rangée loin de moi, elle trottait, trottait…
J’en ai conclu un peu plus tard que j’arrêtais les montres mécaniques. Rien à faire avec moi.
Et ce n’était que le début d’une longue liste d’objets ne comportant étrangement en ma présence, mais c’est une autre histoire…

Premier téléphone portable

décembre 5, 2011 § Poster un commentaire

Cette fois-ci donc : premier téléphone portable…

1997. C’est la date à laquelle j’ai eu en poche mon premier téléphone portable. Un Nokia. Enorme. Avec une antenne téléscopique quand on voulait s’en servir, hihi, quand j’y pense, on devait avoir l’air fin avec ce type de gros bazar à l’oreille…Ça pesait un âne mort, on avait pas encore inventé les batteries compactes et surtout, il fallait y glisser une carte sim entière (d’où la taille de l’engin), un peu plus tard, les ingénieurs n’ont gardé que la puce de la carte sim, c’est plus petit… ‘sont malins ces ingénieurs. Le mec qui a inventé le téléphone portable n’a pas du lire de science-fiction, il a du juste réduire les cotes d’une cabine téléphonique je pense. Mon premier téléphone, je l’appelais « ma cabine téléphonique » d’ailleurs.

J’avais déjà ma boite en ’97, et j’avoue qu’on était pas super nombreux à disposer d’un téléphone portable dans la rue Téléphoner pour savoir s’il fallait ramener du pain, le grand kiff. Le forfait n’existait pas d’ailleurs, on payait à la minute. 5 francs la minute, c’était encore plus cher que le minitel. Un de mes premiers appels a été passé depuis un restaurant, ça semblait hallucinant, et à l’époque, je n’ai pas manqué de souligner que quand je voulais appeler une copine discretement quand j »étais au lycée, il fallait que j’aille dans une des cabines téléphone à pièces, à la Poste…. T’imagines comme on a été élevé dans un monde qui ne disposait de rien de moderne à l’époque.  Quand enfant ou adolescent, on allait jouer toute la journée du mercredi, aucun moyen de savoir où on était, les parents nous donnaient juste rendez-vous à la maison à une heure fixe, au risque de voir l’argent de poche de la semaine supprimé en guise de sanction…. On était pas malheureux, on imaginait pas disposer un jour d’un Nokia énorme dans la poche de chemisette dans le sac à dos ! Et encore moins des téléphones qui fassent appareil photo un jour, ou ordi comme aujourd’hui… Mon premier téléphone, un Nokia que j’ai fini par casser.

Note de service : je n’ai toujours pas succombé à l’iPhone, j’ai actuellement un vieux SonyEricsson tout démoli, avec appareil photo tout de même (et vidéo aussi, pas si mal pour les concerts). Il est tombé à l’eau, tombé de la voiture, tombé sur le carrelage, et il marche encore. Dans une ère où une chose de la veille est déjà obsolète, je résiste aux modes, je résiste au gaspillage, autant être cohérent entre ce que je pense et ce que je fais…. Je changerai mon Sony quand il fonctionnera vraiment plus. Toutes les personnes que je connais ne peuvent pas se passer de leur iPhone, je retarde au maxi les addictions futures ^^

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